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La Communication Non Violente (CNV) a été développée dans les années 1970 par Marshall Rosenberg, un psychologue américain. Son objectif initial était louable : promouvoir une communication basée sur l’empathie, l’écoute active et l’expression des besoins fondamentaux, plutôt que sur la domination ou le jugement. La méthode repose sur un modèle en quatre étapes : observation (sans jugement), sentiment, besoin, et demande spécifique.
Aujourd’hui, la CNV est devenue un marché lucratif. Des entreprises entières se sont construites autour de formations, de certifications, de consultants, de coachs “spécialisés en CNV”. Les grandes corporations la promeuvent comme solution miracle aux conflits interpersonnels et au bien-être au travail. Pour une direction, adopter la CNV, c’est afficher une image bienveillante, progressiste, et “consciente”. Pour les formateurs et consultants, c’est une rente : formations obligatoires, référents CNV embauchés, accompagnements continus. Le système s’auto-perpétue parce qu’il est rentable.
Un écosystème se forme : cabinets de conseil, formateurs certifiés, plateformes de diffusion, réseaux académiques. Tous ont intérêt à maintenir et élargir le marché de la CNV. Critiquer publiquement la CNV, c’est s’opposer à ce réseau. Pourquoi c’est difficile :
Marketing d’entreprise : Dire qu’on “pratique la CNV” est un argument de vente puissant auprès des clients, des partenaires, et des investisseurs. C’est un signal d’une entreprise “progressiste”, “consciente”, “bienveillante”. Cela améliore la réputation, attire les talent, et rassure les parties prenantes. Les directions défendront donc farouchement cet étiquetage, même si la pratique réelle est détournée.
Inversion de l’accusation : Critiquer la CNV, c’est être tacitement “contre la bienveillance”, “pour la violence”, “réactionnaire”.
Autorité morale autoproclamée : Les promoteurs de la CNV se posent en experts de la bienveillance. Les remettre en question, c’est être discrédité d’avance.
Circularité logique : Si quelqu’un critique la CNV “de manière agressive” (ton direct, preuves factuelles), il ou elle prouve par là même qu’il ou elle “n’a pas compris la CNV” et qu’il ou elle a besoin de formation.
Complexité du message : La CNV se donne pour hermétique à la critique rationnelle (“vous jugez, donc vous n’êtes pas bienveillant”).
Absence de recours : Les organisations qui ont investi dans la CNV (l’ont adoptée, formé leurs salariés, embauché des référents) ont des incitations fortes à en nier les dérives.
Résultat : Le lobby CNV est auto-immunisé contre les critiques empiriques. Toute dénonciation est requalifiée en manifestation de “toxicité” ou “d’absence de bienveillance”.
Dans la société X, la direction veut diffuser la CNV comme culture commune. Tout le monde est formé : employés, managers, et un dispositif de référents CNV est mis en place pour garantir que la méthode est respectée au quotidien. Sur le papier, l’intention est saine : apaiser les tensions, favoriser l’écoute, et rendre le travail plus humain.
Cependant, la CNV appliquée de manière rigide devient un cadre contraignant : toute parole qui ne suit pas le modèle (“observation / sentiment / besoin / demande”) devient suspecte, illégitime, voire “non-bienveillante”. Dire simplement “c’est faux” au lieu de “j’ai le besoin de clarifier car cela m’affecte” est marquée comme une faute. La spontanéité devient un signe de toxicité. La conformité au modèle prime sur l’efficacité ou la vérité. Dans ce système, celui qui se conforme au protocole gagne de la crédibilité auprès de l’institution, tandis que celui qui se défend de manière naturelle et directe est puni pour non-conformité.
Marshall Rosenberg lui-même disait : “Dans la vie, on a le choix entre être heureux ou avoir raison.” Cette citation, présentée comme une sagesse libératrice, cache un piège : face à un manipulateur qui enchaîne les affirmations mensongères, elle encourage la passivité. Elle suggère que défendre la vérité est un combat d’ego, une obstination toxique. Résultat : la victime qui refuse d’accepter le mensonge est culpabilisée pour son attachement aux “faits” plutôt que félicitée pour son intégrité. Le manipulateur, lui, peut mentir librement — toute contestation sera vue comme une preuve que la victime “préfère avoir raison plutôt qu’être heureuse”.
La CNV popularise aussi la métaphore du “vase de besoins” : chaque personne aurait un vase à remplir avec ses besoins (reconnaissance, justice, respect, etc.), et si un besoin ne peut être satisfait d’une certaine manière, on peut toujours trouver d’autres moyens de remplir le vase. Sur le papier, c’est une invitation à la flexibilité. En pratique, face à un harceleur, cela devient : “Ton besoin de justice n’est pas satisfait ici ? Remplis-le autrement ! Ton besoin de reconnaissance est bafoué ? Va le chercher ailleurs !” Cette philosophie encourage les victimes à se détacher des sujets auxquels elles accordent légitimement de l’importance — comme la vérité, l’équité, ou le respect des règles. Au lieu de corriger l’injustice, on invite la victime à l’accepter et à compenser ailleurs. Le manipulateur, pendant ce temps, continue tranquillement ses abus.
Cette rigidité crée un terrain idéal pour l’inversion accusatoire : le pervers narcissique peut attaquer brutalement, puis se victimiser en invoquant la CNV. La victime, elle, est punie pour sa défense “non-conforme”. Ainsi, l’agresseur devient victime et la victime devient coupable — le système institutionnel bascule sans même le réaliser.
La responsabilité de l’entreprise est ici centrale. Quand la direction met en place un système rigide de CNV sans en superviser les applications, elle crée involontairement une arme pour les manipulateurs. Pire : si elle sait qu’un harceleur profite du système mais ne fait rien, elle devient complice. L’entreprise qui tolère un tel détournement assume la responsabilité des dégâts : burn out des victimes, stress chronique, démissions, dépression, parfois même dommages psychologiques durables. Juridiquement, c’est du harcèlement moral. Moralement, c’est une trahison de ceux qui ont fait confiance à la bonne foi du système.
Mais que se passe-t-il lorsqu’un pervers narcissique se saisit de ce cadre pour retourner les règles contre ses victimes, réduire leur capacité à se défendre et imposer sa domination sans jamais avoir l’air agressif ? C’est ce que nous allons découvrir dans cette histoire.
| Scène | Lieu | Acteurs | Enjeu |
|---|---|---|---|
| 1 | Salle de pause | Olivier, Thomas, Marc | Humiliation directe sans CNV. Olivier se moque, Thomas n’ose pas réagir. |
| 2 | Réunion | Olivier, Sophie, Philippe | Olivier a ignoré les recommandations de Sophie et rejette maintenant la faute sur elle pour ses propres difficultés. |
| 3 | Bureau d’Anne (CNV) | Anne, Olivier, Sophie | Anne médie le conflit. Olivier se victimise, Anne croit son histoire. Sophie est punie pour sa défense. |
| 4 | Bureau de Sophie | Sophie seule | Sophie reçoit un email de sanction. Elle doit aider Olivier à finir son boulot. |
| 5 | Café | Olivier, Thomas, Sophie, Julien et autres | Olivier triomphe et harcèle Sophie publiquement. Personne ne dit rien. |
DÉCOR : Salle de pause / machine à café. Ambiance décontractée.
PERSONNAGES : Olivier (le Manipulateur), Thomas (victime 1), Marc (un Collègue témoin)
OLIVIER (riant, détendu) :
“Ah ah, regarde-toi, on dirait un spaghetti ! Franchement, je voudrais pas te voir nu !”
Rires d’Olivier
THOMAS (rougit, mal à l’aise) : “Écoute, ça me met mal à l’aise quand tu…”
OLIVIER (coupe, ton condescendant puis offensé) : “Oh là là, tu es vraiment susceptible ! C’est de l’humour ! Attends, tu me prêtes des intentions malveillantes là ? Tu crois vraiment que je veux te nuire ? C’est ça que tu penses de moi ? Franchement, ça me blesse… J’essaie juste de créer une bonne ambiance et toi tu m’accuses d’être méchant… Faut te détendre !”
THOMAS (se rétracte, confus) : “Non, non… excuse-moi. T’as raison, je suis trop sensible…”
MARC : (mal à l’aise, détourne le regard, ne dit rien)
MARC (à Thomas, en aparté) : “Tu devrais peut-être lui dire que ça te dérange…”
THOMAS (hésitant, mal à l’aise) : “Non mais… il a raison en fait. C’est juste de l’humour, je devrais être capable de le comprendre. Le problème c’est moi, je suis trop susceptible… Si je dis quelque chose on va dire que j’interprète mal ses intentions… Et puis imagine qu’il aille voir Anne, la référente CNV ? Elle va me reprocher de lui avoir prêté de mauvaises intentions… Ça pourrait mal tourner pour moi…”
VOIX OFF / PENSÉE INTÉRIEURE DE THOMAS : “Pourquoi je n’arrive pas à prendre ça pour une blague comme les autres ? Il essaie juste d’être sympa… C’est moi qui ai un problème… Si je me plains, Anne va dire que je fais des interprétations, que je juge, que je ne suis pas bienveillant… Je pourrais être sanctionné pour avoir ‘accusé’ Olivier…”
DÉCOR : Salle de réunion. Plusieurs collègues présents, dont le Manager.
PERSONNAGES : Olivier (le Manipulateur), Sophie (victime 2), Philippe (le Manager), collègues en arrière-plan
CONTEXTE : Olivier devait réaliser un dossier client important. Sophie lui avait fourni une analyse préalable détaillée et des recommandations claires sur comment l’utiliser. Olivier a choisi d’ignorer les recommandations de Sophie et d’utiliser l’analyse à sa manière. Maintenant il rencontre des problèmes.
OLIVIER (agité, agressif, tape du poing sur la table) : “Je peux pas bosser dans ces conditions ! L’analyse que tu m’as fournie, c’est trop limité ! Je ne suis pas capable de faire un bon travail avec ça ! À cause de toi, je suis en retard sur le dossier client !”
SOPHIE (surprise, calme) : “Attends… tu as bien mes recommandations d’utilisation ? Dans le document, je marque clairement comment exploiter les données. J’ai même détaillé l’ordre, étape par étape.”
OLIVIER (défensif, agressif) : “Oui, tes recommandations ! Elles étaient trop compliquées, trop rigides ! J’ai décidé de faire plus efficace à ma manière, en utilisant ton travail différemment. Mais maintenant ça ne marche pas parce que ton analyse n’est pas assez robuste pour mon approche !”
SOPHIE (factuelle) : “Non, mon analyse est parfaite pour les recommandations que j’ai données. Tu dois juste les suivre, c’est simple. Tu as essayé une autre approche avec mes données et bien sûr que ça ne marche pas - c’est pas conçu pour ça.”
OLIVIER (ton menaçant, victimaire) : “Ah, donc c’est MOI qui ai mal fait ? Tu essaies de dire que j’aurais dû aveuglément suivre tes instructions comme un robot ? Tu veux vraiment que j’admette que tu avais raison et que j’ai eu tort ? C’est de l’attaque publique !”
PHILIPPE (mal à l’aise, veut désamorcer) : “Bon, peut-être que Sophie pourrait vous montrer comment utiliser l’analyse correctement…”
OLIVIER (coupe, blessé) : “Me montrer ? Donc vous êtes d’accord que c’est MOI le problème ? Et maintenant Sophie va me faire un petit cours ? Franchement, être accusé d’incompétence comme ça devant tout le monde… c’est vraiment blessant. Tu aurais pu mieux préparer ton travail en sachant que d’autres vont l’utiliser différemment. C’est pas à moi de deviner ce que tu voulais…”
Fin de réunion tendue
DÉCOR : Bureau de la référente CNV. Atmosphère “bienveillante” avec affiches CNV, citations inspirantes.
PERSONNAGES : Anne (la Référente CNV), Olivier (le Manipulateur), puis Sophie (convoquée séparément)
OLIVIER (voix tremblante, air de victime blessée) : “Je ne peux plus travailler avec elle, elle est toxique ! Elle m’accuse publiquement, elle m’attaque verbalement devant toute l’équipe pendant la réunion… Je suis sous pression pour le dossier client et au lieu de m’aider, elle m’harcèle…”
ANNE (empathique, professionnelle) : “Décrivez-moi la situation avec des faits observables”
OLIVIER : “Elle m’a dit que j’avais mal utilisé son travail, que j’aurais dû suivre ses instructions ! Devant tout le monde ! En réunion ! Alors que j’essayais juste d’expliquer les difficultés que je rencontrais… J’étais choqué, humilié…”
Pause dramatique
“Et après, elle continue à insister que c’est de ma faute. Elle me harcèle avec ses recommandations comme si je n’étais pas capable de travailler seul. C’est du harcèlement pur.”
ANNE (sourcils froncés, prend des notes) : “Du harcèlement… Elle vous force à suivre ses méthodes ?”
OLIVIER : “Bah oui, elle me dit que je dois faire comme elle le demande, sinon ça ne marche pas. C’est de la pression constante, de l’humiliation. Et quand je me défends, elle prétend que c’est moi l’agressif. C’est vraiment du harcèlement.”
ANNE (prend des notes) : “Je comprends. Je vais échanger avec elle.”
SOPHIE (entre dans le bureau, tendue) :
ANNE : “Bonjour, asseyez-vous. Suite à l’incident en réunion, nous devons en parler. Olivier dit que vous le harcèlez avec vos recommandations, que vous l’humiliez publiquement…”
SOPHIE (surprise, défend-elle) : “Me harceler ? Non, c’est l’inverse ! Il a ignoré mes recommandations d’utilisation. Je lui avais expliqué comment utiliser l’analyse, étape par étape. Il a décidé de faire à sa manière et maintenant il a des problèmes. En réunion, il m’a accusé d’avoir fourni du travail inutilisable. J’ai juste expliqué que mes recommandations étaient claires et que s’il les suivait, ça marcherait.”
ANNE (ton neutre, note) : “Vous lui avez expliqué qu’il devait suivre VOS recommandations ?”
SOPHIE : “Oui, parce qu’elles sont là pour ça ! C’est pas du harcèlement, c’est de l’aide ! Il rencontrait des problèmes et je lui proposais la solution.”
ANNE (ton pédagogique, délibéré) : “Vous voyez, c’est intéressant… Olivier ressent comme du harcèlement cette insistance à ce qu’il suive votre méthode. Pour lui, c’est de la pression, de l’humiliation. Vous lui imposiez votre façon de faire.”
SOPHIE (frustrée) : “Mais ma méthode MARCHE ! C’est pas imposer, c’est proposer une solution à quelqu’un qui a un problème !”
ANNE (soupir patient) : “Vous voyez, vous revenez encore aux ‘résultats’, à qui a ‘raison’… En CNV, on ne dit pas ‘tu dois faire ça’. On exprime un besoin et on propose, sans exiger. Là, il ressent de l’obligation. Marshall Rosenberg disait : ‘Dans la vie, on a le choix entre être heureux ou avoir raison.’ Olivier avait besoin de soutien moral, pas de cours magistral sur ses erreurs.”
SOPHIE (s’énerve) : “Mais je lui PROPOSAIS une solution ! C’est pas du harcèlement !”
ANNE (ton ferme) : “Vous êtes dans le jugement. Vous aviez décidé qu’il avait ‘mal fait’ et vous placiez votre méthode au-dessus de la sienne. En CNV, toutes les approches sont valides. Il y a plusieurs façons de faire. Olivier tentait sa propre approche, c’était son droit, et vous lui avez littéralement imposé vos recommandations en réunion.”
SOPHIE (abasourdie) : “Imposé ? Il me demandait de l’aide ! Et ensuite il m’accuse d’avoir fourni du travail inutile…”
ANNE (patient, pédagogique) : “Écoutez… Olivier a un besoin d’autonomie, de reconnaissance pour son travail. Vous, vous aviez un besoin d’être reconnue comme experte. Ces deux besoins se sont heurtés. Vous auriez pu remplir votre besoin de reconnaissance ailleurs plutôt que d’insister auprès de lui. Pensez à votre vase de besoins…”
Sophie regarde Anne, incrédule
Olivier revient dans le bureau
OLIVIER (soupir théâtral, air blessé) : “Vous voyez ? Même maintenant elle continue… Elle dit que c’est de ma faute, que j’aurais dû faire exactement comme elle le voulait. Elle ne me laisse aucune autonomie, aucune marge de manœuvre. C’est épuisant… Je me sens vraiment harcelé psychologiquement. Comment je peux travailler sereinement sur ce dossier dans ces conditions ?”
ANNE (à Sophie, ton ferme et déçu) : “Vous voyez l’impact de votre posture ? Votre collègue avait besoin de soutien, de confiance en ses capacités. Au lieu de cela, vous avez imposé votre méthode, vous l’avez placé en situation d’échec. Vous comprenez pourquoi il ressent cela comme du harcèlement ?”
SOPHIE (incrédule, cherche les mots) : “Mais… je… je voulais juste…”
ANNE (coupe, professionnelle) : “Vous vouliez aider, je le sais. Mais votre besoin d’avoir raison a pris le dessus sur le besoin d’autonomie d’Olivier. Il faut travailler là-dessus.”
Sophie baisse la tête, défaite
DÉCOR : Bureau de Sophie. Seule. Écran d’ordinateur.
NOTIFICATION EMAIL
DE : Philippe
OBJET : Suite entretien CNV
Bonjour,
Suite à l'entretien avec Anne CNV concernant l'incident
avec votre collègue, nous avons identifié des axes d'amélioration
dans votre communication et votre posture collaborative.
Nous vous demandons de suivre une formation sur la communication
bienveillante et la gestion de vos émotions. Un point sera refait
dans un mois.
Par ailleurs, merci de vous rendre disponible pour aider
Olivier à finaliser le dossier client.
Cordialement,
SOPHIE (seule, effondrée, regardant les documents qui prouvent que son travail était correct) :
“C’est moi qui suis sanctionné… Et maintenant je dois l’aider à finir SON boulot… Les preuves ne servent à rien…”
La victime pose sa tête dans ses mains
DÉCOR : Même salle café que scène 1. Ambiance décontractée.
PERSONNAGES : Olivier, plusieurs collègues, Thomas (scène 1), Sophie (scène 2) qui arrive.
OLIVIER (au café, avec d’autres collègues, détendu, souriant) : “Ouais, elle a des problèmes cette nana… Heureusement qu’Anne a su gérer. Elle est vraiment toxique, contrôlante… Elle impose sa façon de faire à tout le monde et après elle s’énerve quand tu veux faire autrement… Faut faire gaffe avec elle.”
JULIEN : “Ah bon ? Qui ça ?”
OLIVIER : “Sophie. En réunion, elle m’a humilié publiquement parce que j’utilisais pas sa méthode exactement comme elle voulait ! Genre vraiment agressif, devant tout le monde… Alors que j’essayais juste de faire mon travail à ma façon. C’est du harcèlement pur ! Mais bon, le management lui a proposé un accompagnement pour apprendre à mieux communiquer, on va voir si elle s’améliore…”
Thomas est à la même table, baisse les yeux, mal à l’aise
OLIVIER (le regarde en souriant, tape sur son épaule) : “Hein Thomas, tu as vu comment elle était agressive en réunion ? Bon après toi t’es pas comme ça, t’es cool toi ! T’es quelqu’un de positif !”
Thomas se crispe légèrement sous la tape
Au fond du café, Sophie arrive pour prendre un café
OLIVIER (la voit, hausse légèrement la voix, sourire en coin) : “Ah tiens, justement… Alors, ça avance cette formation CNV ?”
SOPHIE : (serre les dents, ne répond pas, prend son café et part rapidement)
OLIVIER (aux collègues, fausse désolation) :
“Vous voyez ? Même pas capable de communiquer… C’est dommage.”
Les collègues ne disent rien, malaise palpable
FONDU AU NOIR
TEXTE À L’ÉCRAN :
"Dans un système où seule la victime doit être
parfaitement non-violente pour avoir le droit
de se défendre, le manipulateur a déjà gagné."
FONDU
"Quand dire la vérité devient une violence,
le mensonge devient une vertu."
FONDU
"La CNV : où le coupable devient victime
et la victime devient coupable."
TEXTE DÉFILANT :
Ce scénario illustre comment un outil de communication bienveillante peut être détourné :
La CNV est un outil puissant quand elle est appliquée avec honnêteté.
Elle devient dangereuse quand elle est instrumentalisée.
Si vous êtes témoin ou victime de manipulation sous couvert de CNV,
documentez les faits, cherchez des témoins, et n’hésitez pas à alerter
les instances appropriées (RH, médecine du travail, inspection du travail).